La Huitième Assemblée marque un "tournant" dans la vie du COE
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Rapports
spéciaux de la
Huitième
Assemblée
du COE

Rapports spéciaux
de la Huitième Assemblée
du Conseil oecuménique des Eglises


3 - 14 décembre 1998, Harare, Zimbabwe

La Huitième Assemblée marque un "tournant" dans la vie du COE
ENI-98-0317\F

Harare, le 4 décembre (ENI\Stephen Brown) - Pour le catholicos Aram Ier de l'Eglise apostolique arménienne, président du Comité central du Conseil oecuménique des Eglises (COE), qui a ouvert la séance plénière du rassemblement oecuménique le plus important de la fin du siècle, la Huitième Assemblée de l'organisation est un "carrefour important de notre voyage oecuménique commun et marque un tournant dans la vie du COE".

Cette Assemblée est une occasion, a-t-il dit, "de réaffirmer notre vision commune alors que nous nous acheminons vers le prochain millénaire".

Plus de 900 délégués, représentant les 332 Eglises protestantes, anglicanes et orthodoxes, membres du COE, auxquels il faut ajouter plus de 3 000 autres participants et observateurs, se trouvent à Harare, capitale du Zimbabwe, pour la Huitième Assemblée de l'organisation, qui a été fondée à Amsterdam il y a cinquante ans. L'Assemblée se terminera le 14 décembre.

Le choix de la ville de Harare est particulièrement important parce que, dans les années 60, le COE a fourni une assistance humanitaire aux mouvements de libération zimbabweéns engagés dans une lutte contre le régime blanc dans ce qui était alors la Rhodésie. Robert Mugabe, président du pays, s'est illustré dans ce combat contre la domination d'une minorité blanche.

En s'adressant à l'Assemblée, le président intérimaire du Zimbabwe, Simon Muzenda, qui s'exprimait au nom du président, actuellement en Europe, a remercié le COE pour l'aide fournie au pays. Il a aussi rendu hommage au COE pour son soutien aux efforts visant à obtenir la remise de la dette extérieure des pays les plus pauvres d'Afrique.

L'Assemblée se tient à un moment particulièrement délicat de la vie du COE. Depuis la dernière Assemblée, en 1991, à Canberra, capitale de l'Australie, les rapports entre les Eglises orthodoxes et autres Eglises membres du COE se sont tendus, notamment à propos du rôle et des activités du COE.

Lors d'une rencontre de représentants de haut niveau des 15 Eglises orthodoxes, à Thessalonique, en Grèce, du 29 avril au 2 mai 1998, les participants ont recommandé que les Eglises orthodoxes participent à l'Assemblée mais "fassent part de leurs préoccupations" en ne s'associant pas à divers parties de l'Assemblée, entre autres aux services oecuméniques et aux prières communes.

Lors d'une conférence de presse tenue le 3 décembre, à une question concernant les relations avec les Eglises membres orthodoxes, le secrétaire général du COE, le pasteur Konrad Raiser, a déclaré regretter les recommandations de la rencontre de Thessalonique, mais souligné que "la réponse des Eglises orthodoxes aux recommandations a été diversifiée" et que celles-ci n'avaient pas "été prises à l'unanimité".

"Nous verrons comment les délégués orthodoxes participent à cette Assemblée et je pense que nous serons surpris", a-t-il dit. (484 mots)



Les photographies de l'Assemblée peuvent être obtenues auprès de Photo Oikoumene

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