La Huitième Assemblée ajourne sa décision
concernant l'admission d'une Eglise qui autorise la polygamie des pasteurs
ENI-98-0321\F
Harare, le 6 décembre (ENI\Stephen Brown) -
Une Eglise nigériane
autorisant la polygamie parmi ses membres, même s'ils font partie du clergé, ne
pourra pas pour l'instant devenir une des Eglises membres du Conseil, bien que le Comité
exécutif de l'organisation ait recommandé à la Huitième
Assemblée de recevoir l'Eglise céleste du Nigéria en tant que membre à
part entière de l'organisation.
L'Eglise céleste du Christ, Eglise d'institution africaine fondée au Nigéria
après la deuxième guerre mondiale, figurait sur une liste de neuf Eglises ayant
demandé leur admission au sein du COE. Cette liste a été
présentée au début de la Huitième Assemblée du COE, qui s'est
ouverte le 3 décembre à Harare, au Zimbabwe. Le Comité exécutif a
recommandé que ces neuf Eglises soient acceptées.
Mais Gabriel Habib, président du Comité d'examen des directives I qui examine
les demandes d'admission, a déclaré le 5 décembre à l'Assemblée
que le Comité avait décidé qu'il était nécessaire d'examiner de
plus près la candidature de l'Eglise céleste du Christ, sans toutefois donner d'autres
précisions.
Gabriel Habib a dit qu'il n'était pas possible de régler cette question durant
l'Assemblée et qu'il appartiendra au nouveau Comité central, qui sera élu
durant l'Assemblée, de prendre la décision finale.
L'Assemblée a admis en qualité de membres à part entière du
Conseil les huit autres Eglises, ce qui porte à 339 le nombre des Eglises membres à
part entière et associées (ce nombre était de 332 avant ces admissions. L'une
des huit Eglises admises comme membres à part entière était auparavant une
Eglise membre associée.)
L'Eglise céleste du Christ a été fondée au Nigéria par le
pasteur Oshoffa, méthodiste laïc, qui a commencé à prêcher en
1947, inspiré par la vison d'un ange venu le charger d'enseigner aux gens à compter
sur Jésus Christ seul. L'Eglise n'oblige pas ses nouveaux membres polygames à
divorcer. Les membres du clergé peuvent aussi rester polygames. C'est ce qu'indique un
document distribué à l'Assemblée du COE. L'Eglise estime le nombre total de
ses membres dans le monde à 5 ou 6 millions, répartis dans plus de 1 800
paroisses au Nigéria et 500 à l'étranger.
Une des huit Eglises admises comme membres, l'Eglise harriste de Côte d'Ivoire,
accepte les nouveaux convertis polygames, même s'il semble que cela soit autorisé
seulement pour les laïcs et non pour les membres du clergé.
Depuis quelques années, certaines organisations internationales d'Eglises, entre
autres la Communion anglicane, tolèrent la polygamie, au sein de certaines de leurs
Eglises membres en Afrique. En général, ces Eglises n'encouragent pas la
polygamie et ne permettent pas à leurs fidèles d'avoir deux ou trois femmes. Mais
les hommes qui ont plus d'une femme au moment où ils rejoignent l'Eglise peuvent les
garder.
Les huit Eglises admises sont:
L'Eglise chrétienne protestante de l'Angkola (Indonésie), qui est devenue
Eglise membre associée du COE lors de la Septième Assemblée à
Canberra en 1991. Cette Eglise compte plus de 27 000 fidèles, répartis dans 162
paroisses servies par 42 pasteurs, dont 11 femmes. L'Eglise est aussi membre de la
Fédération luthérienne mondiale.
L'Eglise chrétienne de Sumba (Indonésie), qui est issue du travail
missionnaire de ce que l'on appelle aujourd'hui les Eglises réformées des Pays-Bas. Elle compte 182 000 membres répartis en 78 paroisses avec 95 pasteurs, dont 13
femmes. L'Eglise est aussi membre de l'Alliance réformée mondiale.
L'Eglise harriste, de la Côte d'Ivoire, est une Eglise d'institution africaine qui trouve
ses origines dans les travaux d'un évangéliste et prophète du Libéria,
William Wade Harris, qui prêcha l'Evangile entre 1913 et 1915. L'Eglise harriste, qui
accepte les nouveaux convertis polygames, compte plus de 100 000 membres, répartis
dans 702 paroisses servies par 1 400 prédicateurs et plus de 7 000 "apôtres".
Chaque paroisse est dirigée par douze "apôtres", hommes et femmes.
Le Conseil des Eglises d'institution africaine (CAIC, Afrique du Sud),
fédération constituée de dix associations membres. Ses responsables
estiment le nombre de fidèles qu'il représente à 3,5 millions.
L'Eglise réformée du Christ du Nigéria, issue des activités
missionnaires menées par l'Eglise chrétienne réformée
d'Amérique du Nord, par l'intermédiaire de la Mission unie du Soudan. L'Eglise est
devenue autonome en 1973. Elle est actuellement composée de 50 consistoires servis
par 43 pasteurs ordonnés. Elle compte quelque 450 000 membres. Elle est membre de
l'Alliance réformée mondiale.
L'Eglise unie du Christ du Zimbabwe, issue des activités du Conseil américain
des missions de ce qui est aujourd'hui l'Eglise unie du Christ (Etats-Unis). Elle est devenue
autonome en 1973. Elle compte plus de 30 000 membres, répartis en 30 paroisses
servies par 29 pasteurs ordonnés.
L'Eglise anglicane du Congo (République démocratique du Congo) qui faisait
partie de l'ancienne Province anglicane du Rwanda, du Burundi et du Boga-Zaïre et
était, à ce titre, membre du COE. Lorsque cette Province s'est restructurée en
1993 en trois nouvelles provinces, deux d'entre elles, celle du Rwanda et celle du Burundi, ont
demandé à devenir membres du COE de leur plein droit et ont été
reçues. Pour la troisième, les démarches ont pris davantage de temps en
raison des événements survenus dans la région et des difficultés de
communication. L'Eglise est organisée en six diocèses. Elle compte 160 000
fidèles répartis dans 241 paroisses, servies par 270 membres du clergé.
Faisant partie de la communion anglicane, elle appartient au Conseil consultatif anglican.
L'Eglise évangélique luthérienne du Congo (République
démocratique du Congo), née en 1968 au sein d'un groupe de jeunes vivant dans le
sud-est de ce qui était alors le Zaïre, et qui avaient été
évangélisés par la "Radio Voix de l'Evangile". En 1996, l'EELC comptait 120
000 membres, répartis en 82 paroisses servies par 39 pasteurs, cinq vicaires, 15
évangélistes et un évêque. Elle est aussi membre de la
Fédération luthérienne mondiale.
L'Assemblée a aussi reçu le Conseil des Eglises du Samoa et le Conseil des
Eglises protestantes de Guinée équatoriale en tant que conseils associés, et
reconnu cinq organisations comme étant des organisations oecuméniques
internationales ayant des relations de travail avec le COE - Frontier Internship in Mission,
Ecumenical Coalition on Third World Tourism, l'Association mondiale des Unions
chrétiennes féminines, les Sociétés bibliques unies, et the Associations
of Christian Colleges and Universities: International Ecumenical Forum. (1111 mots)
Les photographies
de l'Assemblée peuvent être obtenues auprès de Photo
Oikoumene
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Site Web de
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